XV Nîmois - la COMPO

Dimanche 25 Septembre 2016, 05h40


1 Alexandre NIERAT

2 Louis BONNAURE

3 Tim DANIEL

4 Olivier FACERIES

5 Brice BINARD

6 Tom LLABRES

7 Grégory HIERONIMUS

8 Nicolas ALCALDE (cap)

9 Mathieu POMERY

10 Simon VILARET

11 Cyril CASSAGNES GOURDON

12 Charles ROBBE

13 Mickaël CHIKER

14 Mathew BEGORA

15 Valentin BELANGER

16 Mathieu MARRA

17 Etienne BRUNEL

18 Arthur VERNIER

19 Pierre Louis FONLUPT

20 Veradamu TAVITE

21 Baptiste NIERAT

22 Arnaud SOLIS

23 Anthony PARMENE

 

STAFF

Michel BERARD – Manager Général

Fred LLOVERAS – Entraîneur

Jean Baptiste POULON – Entraîneur

François FEREZ – Dirigeant

Jacky PEYRI – Dirigeant

Sylvain BRUN – Kiné

Luc STREEL – Kiné

Geoffrey ULM – Préparateur Physique

Hervé NORIS - Vidéo

Capitaine exemplaire

Samedi 24 Septembre 2016, 13h03


Exemplaire. C’est souvent le qualificatif qui revient à l’évocation du nom de Nicolas Alcalde. Même s’il s’agace de ce qualificatif. « Exemplaire, moi ! Loin de là ! ». Capitaine du Rugby Club Nîmois depuis plusieurs saisons, il s’astreint cependant, sur et hors du terrain, à être irréprochable tant dans son approche de la préparation physique que dans son engagement dans le jeu. Rencontre, à quelques heures du premier match à domicile de la saison, d’un véritable leader !

Exemplaire pour te définir plutôt flatteur ?

Même si ce n’est pas mon objectif principal en tant que joueur, le fait d’être capitaine m’oblige à l’être. Mon rôle est avant tout de montrer l’exemple sur le terrain, aux entraînements, afin de tirer le groupe vers le haut. Mais dans tous les cas, capitaine ou pas, je donne le maximum. Mais tous joueurs qui se respectent doivent l’être. On a besoin de tout le monde, encore plus cette saison. 

Nico, avec cette montée en fédérale 1, l’été a-t-il été plus beau ?

Personnellement, je ne l’ai pas vu passer. Entre la préparation et mes nouvelles activités professionnelles (il vient d’ouvrir un restaurant à la zone de Grézan La Part du Diable), cet été est passé comme une lettre à la poste. Après, il est vrai que le fait de monter en fédérale 1 a donné une certaine saveur à ce moment. Même si je n’ai véritablement pris conscience que nous étions dans cette nouvelle division que dimanche dernier à Dijon. Là on y était !

Pour revenir à toi, tes coéquipiers disent souvent de ton hygiène de vie qu’elle est irréprochable te permets tu des écarts ? 

Si cela m’arrive, j’ai comme tout le monde des faiblesses. Quelques burgers, quelques bonbons…Mais c’est vrai que je suis assez strict dans mon hygiène de vie. Mais je ne le vis nullement comme une contrainte. C’est dans ma nature. J’ai longtemps travaillé dans le monde de la nuit, et contrairement à ce que beaucoup pense, cela oblige à une certaine exigence. Surtout si on veut durer. Je me répète mais ce n’est pas pour moi contre-nature. Bien au contraire ! Quand je mixais au Victor Hugo ou à la Chu, je voulais être à 120%. Au rugby, c’est pareil. Aujourd’hui, dans mon nouveau métier de restaurateur, j’essaye de faire les meilleures assiettes avec les meilleurs produits. Je suis comme cela !

Exemplaire, combattant soit. Mais as-tu déjà eu peur en rentrant sur le terrain ?

Après avant de te répondre, je souhaite préciser que parfois cela me gonfle cette étiquette d’exemplaire. Regarde ce week-end à Dijon, j’ai pris un carton jaune, je ne suis donc pas exemplaire. J’ai été bousculé en mêlée je ne suis donc pas exemplaire. J’ai loupé des lancers en touche je ne suis donc pas exemplaire ! Exigeant sûrement, exemplaire quand j’y pense sûrement pas. Exigeant envers moi, donc exigeant avec les autres. 

Allez réponds à la question : as-tu déjà eu peur en rentrant sur le terrain ?

Tous les dimanches. Cela ne s’explique pas. Cela se vit. Je ne connais personne qui a joué au rugby qui n’a pas eu peur. Daniel Herrero dit ; « quand on rentre sur un terrain, on ne sait jamais comment on va en sortir ! » C’est si vrai. Donc on ne peut qu’avoir peur. J’ai vu des copains se découper, casser. Moi-même aujourd’hui j’ai des problèmes de cervicales. Le rugby c’est un sport de combat. Tous les dimanches on joue quelque part avec son corps. Après la peur, elle n’est pas non plus présente constamment pendant les 80 minutes. Elle est là dans les vestiaires. Et puis quand l’arbitre siffle le début du match, c’est parti. Mais cette peur est nécessaire, bénéfique.  Et puis ne faut pas oublier que ce qui est bon dans le rugby – et JB le dit souvent – c’est avant et après le match. Pendant le match…Pendant 80 minutes, c’est une autre mayonnaise !

Tu as 30 ans tu penses à la petite mort du sportif ?

Je n’ai que 30 ans et tant que mon corps, que mes coachs me feront confiance je n’y pense pas trop. Je me l’interdis d’y penser ! Et puis je sais au fond de moi que je ne serais jamais loin du rugby. Cela me titille… (Nicolas Alcalde futur manager du RCN ???)

Plus sérieusement comment as-tu vécu ce premier match à Dijon ?

Ecoute. Très bien. Il a fait chaud, l’hôtel était fort sympathique. Un côté wi-fi top. Sans parler de la piscine. Et puis passer un week-end avec Carlita (ndrl Charles Robbe), quel bonheur ! Plus sérieusement, c’est toujours de se retrouver ensemble. Entre copains. Et puis faire match nul là-bas, c’est pour nous une petite victoire !  Même si cela été dur notamment devant. Mais cela va être notre lot cette saison. 

C’est un message au public de Kaufmann, trop habitué à voir des essais, à voir une équipe qui joue de partout ?

Un peu. Oui la fédérale 1, c’est autre chose que la fédérale 2. Un autre monde. Un rugby plus à l’ancienne, moins virevoltant. Un rugby où les phases de conquête – les mêlées, la touche – sont capitales. Essentielles. Plus rugueux.  Plus technique. 

Cette saison, le staff t’a plutôt repositionné au talon…

Je suis au service de l’équipe. Et puis tant que je joue…

Puisque tu parles de jouer. Malgré les difficultés qui nous attendent en fédérale 1, vous allez quand même prendre du plaisir ?

Dans la victoire et uniquement dabs la victoire ! Quand tu perds… Après dans l’adversité, le combat, l’abnégation, tu en prends aussi. Et puis on va apprendre, prendre de l’expérience. Et puis pour finir, dimanche dernier, j’ai aussi pris du plaisir à jouer avec des jeunes du club, comme j’ai été que la B gagne avec des Bélascain. N’oublions jamais que c’est notre ADN.